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mot de l'arrq | 24 MAI 2017

Une bonne et une mauvaise nouvelle

La mauvaise

On ne s’étonnera pas que la mauvaise nouvelle nous vienne une fois de plus du CRTC. L’organisme réglementaire a publié la semaine dernière ses décisions sur le renouvellement des licences des grands groupes de télévision.

Le CRTC en a profité pour abaisser la barre une fois de plus en choisissant le plus petit dénominateur commun en termes d’exigences de « dépenses d’émissions canadiennes » et en exigences de contenu « d’émissions d’intérêt national ». Le résultat net c’est que les groupes de télévision pourront dépenser moins en contenu original canadien, qu’ils pourront le dépenser sur des téléréalités ou du sport plutôt que des émissions culturelles à valeur ajoutée et qu’ils auront moins d’obligations de dépenses en contenu francophone.

C’est le cas notamment pour le groupe Corus à qui on a enlevé l’obligation de dépenser 1,5 million de dollars en émissions originales francophones. Ses chaînes pourront désormais rencontrer leurs quotas de dépenses canadiennes francophones en se servant des émissions anglophones produites dans le « rest of Canada » qu’elles n’auront qu’à traduire pour le marché francophone.

Le résultat ne s’est pas fait attendre. Trois jours après l’annonce du CRTC, Séries Plus, propriété de Corus, annonçait qu’elle annulait ses trois projets de séries québécoises. Je vous renvoie d’ailleurs au communiqué à ce sujet que nous avons signé conjointement avec la SARTEC et l’UDA.

C’est justement avec ces partenaires que nous avions déposé un mémoire aux audiences du CRTC, lui enjoignant de maintenir le cadre règlementaire en soulignant du même souffle que la production francophone serait particulièrement menacée. Mais monsieur Jean-Pierre Blais, le président bientôt sortant du CRTC, a préféré mettre ses lunettes roses et a fait le pari que les diffuseurs verraient un avantage commercial à continuer de produire du contenu original pour le marché francophone. Désolé monsieur Blais, mais à l’ère des plateformes numériques internationales, c’est majoritairement en anglais que ça se passe.

Ceci dit, du côté des associations d’artistes et de producteurs anglophones non plus on n’est pas contents. La DGC, la WGC, ACTRA et la CMPA ont aussi dénoncé les décisions du CRTC. Elles ont calculé que sur les prochains cinq ans, ce serait 200 millions de dollars de moins qui seraient consacrés à la production d’émissions d’intérêt national, ce qui inclut les séries dramatiques, les films, les documentaires et les émissions pour enfants. Alors que monsieur Blais (et maintenant la ministre du Patrimoine canadien) nous enjoint d’être plus compétitifs avec nos productions sur le marché international en offrant de la qualité, il coupe du même souffle les vivres aux productions de qualité, les émissions d’intérêt national, qui sont aussi les plus susceptibles de susciter un intérêt à l’international.

À la fin de son mandat en juin, c’est un bien pauvre legs que nous laissera Jean-Pierre Blais. Il laissera dans son sillage un système de protection de notre production audiovisuelle handicapé devant l’assaut de nouveaux diffuseurs numériques gigantesques comme Netflix. Souhaitons que madame Joly lui trouvera un remplaçant digne du défi auquel nous sommes confrontés pour préserver notre culture.

La bonne

La bonne nouvelle ne pouvait que vous venir de votre association. En effet, le conseil d’administration de l’ARRQ vient de créer une bourse à l’intention des membres professionnels. La bourse de démarrage ARRQ vise à donner un coup de pouce aux réalisateurs et réalisatrices qui sont entre deux contrats et qui désirent proposer un projet à des producteurs ou faire un travail d’exploration pour donner un virage à leur carrière. Les bourses sont encore modestes, mais il s’agit d’un projet pilote qui pourrait se bonifier avec le temps.

Cette initiative s’insère dans une volonté du conseil d’administration de cibler un besoin que tous nos membres rencontrent un jour ou l’autre en tant que pigistes. Comment rentabiliser son temps alors qu’on attend que le téléphone sonne ? L’une des réponses que nous avons trouvées c’est d’aider les réals à agir comme déclencheurs de projets, en explorant des idées ou en préparant un « pitch » sur des projets existants. Il ne s’agit pas de scénarisation, une activité que certains de nos membres  pratiquent aussi, mais plutôt d’un travail de recherche ou de présentation directement relié à la réalisation. Que ce soient des approches visuelles ou sonores, du repérage, des rencontres avec des sujets ou des  collaborateurs ou même des ateliers, les critères sont assez larges pourvu  qu’ils visent à aider certains de nos membres à avancer leur carrière pendant une période plus creuse.

Pour ceux que ça intéresse, je vous réfère à l’annonce dans cette infolettre pour plus de détails.

Cette bourse n’est d’ailleurs pas la seule initiative de votre conseil d’administration pour encourager nos membres à propulser leur carrière dans les « entre-deux ». Nous venons de terminer une première série d’ateliers en « Coaching professionnel de gestion de carrière » donnés par la coach Danièle Bienvenue dans les locaux de l’ARRQ. Ces ateliers subventionnés par votre association ont été un succès retentissant.  Non seulement les ateliers se sont remplis à la vitesse de l’éclair, confirmant qu’ils répondaient à un besoin, mais un sondage auprès de cette première cohorte de participants a révélé que plus de 90% étaient « extrêmement satisfaits » ou « très satisfaits » de leur expérience et que celle-ci les aideraient à mieux se vendre auprès des producteurs.

Vous pouvez donc vous attendre à une nouvelle série d’ateliers bientôt. Surveillez l’infolettre si vous voulez faire partie des heureux élus !

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